Saint-Josse : des fleurs et des abeilles ! (interpellation Pauline Warnotte)

De plus en plus de villes se lance dans l’aventure de l’apiculture urbaine.

Publié le lundi 19 décembre 2016

Ainsi, la ville de Jette, en région Bruxelloise, a-t-elle présenté fièrement en été dernier sa récolte de miel 2016. Celui-ci pourrait être bientôt labellisé. La ruche, installée depuis 2014 sur le toit de la maison communale, semble avoir désormais pris son rythme de croisière et a produit l’an dernier 23kg de miel. Un pot en est offert aux jeunes mariés, à l’occasion de leur lune de miel.

Cette bonne récolte est notamment due au fait que les abeilles semblent mieux se porter en ville qu’à la campagne. Elles y seraient moins sujettes à maladie et produiraient plus de miel. Depuis plusieurs années, des projets allant dans le même sens que celui de Jette se développent. Le Comité Economique et Social avait ainsi, en 2013, organisé un événement « Bruxelles : ville des abeilles ! » après l’installation de ruches sur le toit de son bâtiment.

Une tentative de projet d’apiculture à Saint-Josse avait été lancée dans le cadre du Parc Damla. Deux ruches avaient été installées à cette occasion et des séances didactiques avaient été organisées. Cependant, en raison du projet d’aménagement du parc, il a été demandé à l’apicultrice de retirer ses ruches. Le projet de réaménagement du parc présenté par le bureau d’étude ne prévoit quant à lui pas la réinstallation de celles-ci. Cette décision est véritable acte manqué. Ce projet de ruches en ville était en effet une occasion unique de sensibiliser les habitants de Saint-Josse et, en particulier, les enfants de nos écoles, au rôle primordial des abeilles dans la biodiversité. Par ailleurs, le miel produit était absolument délicieux !

Le profil de notre commune permet la réalisation de ce projet. De nombreux bâtiments de Saint-Josse peuvent en effet être propices à l’installation de ces ruches. Des possibilités pourraient également exister concernant leur installation dans les terrains communaux situées hors du territoire communal, tels le Stade Georges Pêtre ou le bâtiment récemment acquis pour les services communaux à Evere.

Indépendamment de ces ruches, une réflexion sur les plantes utilisées dans la commune serait salutaire pour les abeilles en ville. Dans le cadre du fleurissement de parcs et des rues, notamment par la mise en place de poteaux contenant des fleurs annuelles, il a en effet été remarqué que les fleurs étaient particulièrement peu mellifères. La brochure de « Balconnières gourmandes et fleuries » d’inter-environnement Bruxelles, distribuées par les services communaux, dresse pourtant la liste de ces plantes. Les pétunias aux fenêtres de la maison communales sont ainsi classées parmi les plantes « pratiquement inutiles pour les insectes et les oiseaux » et « pouvant même avoir un impact environnemental négatif lorsqu’elles sont cultivées en serres chauffées et à grands renforts d’engrais de synthèse et de pesticides nocifs ».

Mes questions sont donc les suivantes :

  1. La Commune est-t-elle prête à se lancer dans l’aventure de l’apiculture urbaine ? Si oui, dans quels délais et selon quelles modalités ? Si, non pourquoi ?
  2. Comment s’effectue le choix des plantes sélectionnées pour garnir nos parcs et nos rues ? Une réflexion sur le caractère durable, endogène et mellifère de celles-ci est-elle effectuée ? Si oui, comment ? Si non, pourquoi ?