Programme 2018 : Logement : des habitations de qualité, pour tous et toutes

       2. Logement : des habitations de qualité, pour tous et toutes !

À Saint-Josse, les prix de vente et de location ont tellement augmenté ces dernières années que de nombreux habitants souffrent de cette crise du logement. Se loger dans de bonnes conditions sans y consacrer une part trop importante de son budget est devenu difficile et de nombreux Tennoodois doivent sacrifier certaines dépenses essentielles (santé, alimentation, vêtements). À cela s’ajoute le ratage par la majorité Ps-cdH de la fusion des HBM (Société des Habitations à bon marché) de Saint-Josse avec ceux d’une autre société bruxelloise de logements sociaux, ce qui pénalise nos concitoyens. Cela suffit !

À Saint-Josse, le nombre de propriétaires occupant leur logement est particulièrement bas (moins de 50% !). Pour améliorer la qualité du logement, la Région et la Commune octroient des primes à la rénovation et à l’embellissement des façades. Mais la procédure est complexe et un accompagnement est souvent nécessaire.

La situation des locataires est plus difficile encore. Notre commune est très densément peuplée et beaucoup de maisons sont divisées en appartements, rafistolés plutôt que rénovés, loués cher et sans égard pour le nombre de personnes qui y vivent. Les scandales liés aux marchands de sommeil en attestent.

La population à Saint-Josse ne cesse de croitre, de même que ses besoins (crèches, services communaux, écoles …). De nouveaux logements doivent être créés, dans un cadre de constructions encadrées comme c’est le cas avec le projet Chaussée de Louvain (8000 m²) mais pas par des divisions anarchiques de biens.

Dans le même temps, les logements insalubres, vides ou abandonnés continuent de fleurir, ajoutant au manque criant de logements, celui de l’injustice pour ceux qui vivent dans des conditions indignes ou ceux qui désespèrent de trouver un logement à un prix abordable.

Une politique active du logement, luttant contre les habitations inoccupées et les immeubles insalubres, en vue de rétablir un parc immobilier en nombre suffisant et de qualité à Saint-Josse est donc plus que jamais nécessaire pour améliorer le cadre de vie, le bien-être et avec eux, le sentiment de sécurité et de convivialité. La lutte contre les marchands de sommeil et les logements vides doit être une priorité absolue.

Nos propositions pour des logements de qualité à un prix raisonnable et la fin des marchands de sommeil :

  • Renforcer l’échevinat du logement en lui donnant de nouvelles tâches dont la mise en place d’un observatoire des logements et des loyers ;
  • Créer des hébergements d’urgence, actuellement inexistants, en partenariat avec les services régionaux : le Centre d’information sur le logement, le Centre de Communication Nord et le Service d’inspection régional chargé de vérifier la conformité des logements privés aux normes minimales de salubrité, de sécurité, et d’habitabilité …;
  • Instaurer un réel guichet du Logement, chargé de l’information aux locataires en recherche d’un logement et de l’information aux propriétaires sur leurs droits et obligations en tant que bailleurs, les primes environnementales et à la rénovation, les règles en matière de travaux, … ;
  • Encourager les propriétaires à confier leur bien à l’Agence immobilière sociale de Saint-Josse (AIS) en exonérant la part communale du précompte immobilier. L’AIS garantit au propriétaire le versement du loyer et le maintien en bon état du bien en échange d’un loyer modeste déterminé en fonction de la taille du bien ;
  • Encourager les efforts de bonne gestion et de rénovation rapide du parc des HBM (Habitations à bon marché – société de logements sociaux de Saint-Josse). L’accent sera mis sur la rapidité d’intervention en cas de problèmes, l’amélioration de l’accueil, la relance de la participation des locataires et la formation du personnel à la dimension écologique dans la conception, l’entretien et la rénovation des bâtiments (choix de matériaux sains et durables, isolation thermique et acoustique, régulation des chaufferies, économies d’énergie et énergies renouvelables, pour que certains locataires ne doivent pas payer plus de charges que de loyers, eau pluviale à des fins non alimentaires, etc.) ;
  • Rationaliser les dérogations accordées aux demandeurs d’habitations sociales qui sont actuellement les plus élevées de la Région de Bruxelles (40%, le maximum autorisé) ;
  • Rétablir l’engagement de concierges dans les HBM supprimés par la majorité PS-cdH. Les concierges veillent à l’état du bâtiment, alertent en cas de problèmes et freinent le vandalisme ;
  • Mener une réelle politique de lutte contre les logements vides ou abandonnés : calibrer la taxe sur les immeubles abandonnés pour inciter les propriétaires à les rénover et, s’ils n’en ont pas les moyens, à les confier à l’AIS qui bénéficie de primes à la rénovation très importante ; lancer le droit de gestion publique pour les logements vides ; mettre en demeure les propriétaires de logements vides de réagir sous peine d’expropriation, … ;
  • Encadrer les divisions d’habitations afin de s’assurer que celles-ci respectent les critères nécessaires à une qualité de vie décente ;
  • Lutter par tous les moyens contre les marchands de sommeil et, si nécessaire, faire mettre sous scellés les immeubles loués à cette fin ;
  • Créer des logements de transit supplémentaires pour reloger temporairement les locataires de logements insalubres ;
  • Créer un système d’allocation-loyer (logement à prix encadré) pour les locataires les plus démunis sur le marché privé et charger le CPAS de la distribuer lorsque la situation sociale l’exige (ménage demandeur d’un logement social ou AIS depuis un certain temps et logement ayant obtenu un certificat régional de conformité de la qualité du logement) ;
  • Informer les citoyens sur les règles urbanistiques à respecter (châssis, aménagements de façades, constructions dans les îlots intérieurs …) et en vérifier le respect par tous (propriétaires, autorités communales et régionales) ;
  • Dresser systématiquement procès-verbal des infractions urbanistiques, y compris concernant le règlement prostitution, et vérifier à la mise en conformité ;
  • Engager et pérenniser le personnel communal adéquat et en quantité suffisante (notamment un architecte) pour accompagner et vérifier la mise en œuvre des règles urbanistiques ;
  • Clarifier les mécanismes d’attribution des logements par les pouvoirs publics. Saint-Josse est la commune qui connait le plus de dérogations ! Afin d’éviter les injustices, il faut adopter un règlement communal créant un mécanisme transparent et vérifiable d’attribution des logements communaux. Les attributions hors liste d’attente n’auront lieu qu’en cas d’urgence et toute dérogation devra être motivée clairement. Il en ira de même pour l’attribution de logements par le CPAS ;
  • Favoriser l’accès aux logements sociaux des parents célibataires ayant la charge des enfants et des femmes victimes de violences conjugales qui souhaitent quitter le domicile familial.
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