Vélos volés : je meurs où je m’attache ? (interpellation 17/6/2013 P. Warnotte)

Nul n’ignore que le stationnement est un problème récurrent à Saint-Josse. Cependant, beaucoup semblent oublier que la voiture n’est pas le seul mode de déplacement communal, et que nombre de nos citoyens utilisent le vélo pour se rendre d’un point à l’autre de la commune… et se trouvent bien dépourvus quand le moment d’attacher celui-ci est venu.

Publié le lundi 17 juin 2013

Peu de points d’attaches sont en effet disponibles sur le territoire de Saint-Josse, incitant les utilisateurs de deux roues à enchaîner, tant bien que mal, leur bicyclette à l’un ou l’autre arbre ou poteau. Cet absence de « range vélos » a des conséquences sur la mobilité des cyclistes mais également des piétons, qui doivent parfois se livrer à un véritable gymkhana pour contourner ces deux roues lorsqu’ils sont garés sur des trottoirs déjà très ou trop étroits…

Un autre problème connu des adeptes de la petite reine est le vol de vélos, extrêmement fréquent sur le territoire régional et représentant l’une des raisons principales de l’abandon du deux roues par les habitants. Peu de personnes disposent en effet d’un espace suffisant pour entreposer leur vélo chez eux lorsqu’ils ne l’utilisent pas, et nombreux sont ceux qui se lassent de constater la disparition de leur deux roues pendant la nuit…

Des solutions existent cependant pour pallier ces deux problèmes : la systématisation de l’installation de range-vélos urbains et l’installation de parkings à vélos sécurisés, à l’instar de ce qui se fait dans les communes voisines. A Schaerbeek en effet, 17 boxes à vélo ont été installés. Pour 5 euros par mois, les habitants permettent à leur deux roues de passer la nuit en toute sécurité. Ce projet qui prend place dans le cadre de l’agenda 21, a par ailleurs développé un volet social et économique, les boxes ayant été fabriqués par des entreprises d’insertion socio-professionnelle, et a bénéficié d’un financement de l’IBGE. Dans le même ordre d’idée, Bruxelles-Ville a quant à elle investi dans l’achat de 11 boxes à vélo pouvant contenir 5 vélos chacun et permettant, pour 60 euros par an et par vélo, aux habitants ne disposant pas de la place nécessaire pour entreposer leur vélo chez eux de pouvoir le laisser sans crainte dans la rue.

Mes questions sont dès lors les suivantes :

  • Quelles actions le Collège a-t-il entrepris pour rendre systématique le placement de range-vélos sur le territoire communal ? Le Collège entend-il répertorier sur un plan du territoire communal les range-vélos disponibles ?
  • Quelles mesures ont été entreprises en vue du placement de boxes à vélo sur le territoire communal ? Des contacts ont-ils été pris avec la Région bruxelloise et l’IBGE dans ce cadre, notamment en vue du financement de ce projet ? Le Stic a-t-il été ou sera-t-il associé à la confection de ces boxes ?