Budget 2016 de Saint­Josse : toutes les réserves ont fondu !

En 2016, le bourgmestre propose un budget déficitaire à – 687 892 euros. Quand, Monsieur Kir a hérité de la commune, elle avait accumulé un boni de plus de 11 millions, en quelques années, il ne reste plus que 298 086 euros !

Publié le vendredi 26 février 2016

Et les projections communales pour 2018 sont alarmistes : le déficit structurel serait de 963 208 euros. Aucune réelle réflexion n’est lancée pour assurer l’avenir de la commune. Les budgets de fonctionnement 2016 sont diminués de 18% réduisant toutes les marges de manœuvre. Le CPAS et notre politique sociale, aussi, sont encore une fois mis à contribution. Si la commune décidait de faire agréer ces maison de jeunes par exemple, elle pourrait bénéficier de personnel et d’une enveloppe de fonctionnement, mais rien n’est fait. Au contraire, les demandes de remboursement de subsides non ou mal utilisés s’accumulent.

Tableau réalisé sur base des documents budgétaires communaux, sur l’ordinaire (pas l’extraordinaire : les investissements immobiliers, travaux,...)

Rappelons qu’à Saint­Josse, les impôts liés aux revenus des habitants sont particulièrement bas, mais que la commune dispose d’une enveloppe par habitant nettement plus importante que Schaerbeek par exemple, via les recettes sur les bureaux ( Tour Belgacom , Rogier, ...) et les taxes sur les nuits d’hôtels (Sheraton, Bloom...2 ème pole hôtelier de la région ).

Une série de promesses du Bourgmestre ne figurent pas au budget : Pink Square, plan de mobilité...Ou l’extension de l’école néerlandophone promise depuis de nombreuses années et tellement nécessaire vu la longue liste de parents qui souhaiteraient y inscrire leurs enfants.

Apprécions l’ouverture d’une nouvelle crêche en avril avec le soutien de la Région et de la Fédération, c’était indispensable car si Saint­-Josse est une des communes les plus jeunes, elle est aussi une des moins couvertes en crêche.

Ces dernières années, le bas de laine de la commune a disparu mais où est­-il passé ??? Les fêtes, braderies, communications... se multiplient mais les besoins essentiels de notre population : enseignement, qualité de vie, mobilité, logement ne sont pas plus assurés !