Interpellation de Pascal Lemaire pour le Conseil communal du 14 septembre 2022

Au début de l’été, la presse se faisait l’écho du projet de transformation des tours de l’opérateur téléphonique historique et notamment la conversion de l’une d’entre elles en appartements. Plus discrètement, en cette fin d’été, un autre projet était à l’enquête publique pour une opération similaire boulevard Albert II. Ce ne sont a priori pas les seules reconversions de bureaux en logements en cours sur le territoire communal. 

Il est réjouissant de constater que certains quartiers monofonctionnels sont en pleine mutation vers une meilleure mixité. 

Toutefois, l’impact sur la commune d’un tel changement ne saurait être sous-estimé : Outre les aspects purement financiers, que j’aborderai par ailleurs, ces transformations sont susceptibles d’avoir des impacts importants sur les services communaux : de nouveaux appartements, ce sont de nouveaux habitants auxquels il faut rendre service, ce qui peut impliquer d’avoir à redimensionner certaines équipes de l’administration ou d’envisager la création de nouveaux lieux d’action communale : les constructions autour du boulevard Albert II pourraient ainsi nécessiter la création de nouvelles crèches dans un quartier qui n’en a pas, voire d’écoles fondamentales. 

Ce genre de considérations peuvent impacter la politique de l’administration en matière de charges d’urbanisme, avec des demandes formulées dès l’entame de certains de ces projets afin de préparer une qualité de vie optimale pour les nouveaux habitants et améliorer le quotidien de celles et ceux qui vivent là depuis plus longtemps. Cela nécessite évidemment une collaboration structurelle entre les différents services et départements de l’administration. 

Par ailleurs, ces mutations auront un impact au niveau des finances communales, déjà mal en point : Les taxes sur les bureaux sont en effet une source importante de revenus pour notre commune (que la majorité a d’ailleurs encore souhaité accentuer dans le budget 2022 avec une augmentation significative) et la conversion de grandes superficies d’espaces professionnels en espaces résidentiels va très probablement se traduire par une baisse importante des rentrées financières, les centimes additionnels de l’impôt sur les personnes physiques et les autres taxes et impôts ne pouvant décemment pas compenser ce qui est perdu. 

En conséquence, étant bien conscient qu’une part d’incertitude est inévitable dans ce domaine prévisionnel, voici mes questions : 

  • Combien de projets de reconversion de bureaux en logements sur le territoire tennoodois sont actuellement approuvés ou à l’enquête ? Quelle superficie cela représente-t-il ? Quelle est la population supplémentaire attendue suite à l’exécution de ces projets ? 
  • Dans quelle mesure une collaboration structurelle est-elle mise en place entre les services de l’urbanisme et les autres services pour réfléchir en amont aux impacts de ces projets sur les services communaux ? Et avec les services des finances et du budget quant à l’impact sur les finances communales ?
  • Au vu des informations dont dispose la commune quant aux projets de reconversion de bureaux approuvés et à l’enquête, quelles sont les baisses prévues au niveau des taxes sur les bureaux pour les budgets 2023, 2024 et 2025 ?
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