Ci-dessous quelques nouvelles des travaux du Conseil communal de ce mercredi 24 novembre 2021 et un aperçu de l’apport de vos conseiller.e.s Ecolo-Groen. Bonne lecture !

 

Vu la situation sanitaire, ce sera encore en virtuel… Ça nous pèse, mais cela semble la seule véritable approche raisonnable.

​​Un conseil difficile : les comptes sont plus que dans le rouge et ce n’est pas imputable à la seule lutte contre la COVID !

Toutefois, nous obtenons qu’un marché de nuitées d’hôtel soit radicalement réduit et le Collège s’engage à consulter plus avant l’administration pour fleurir les vasques avec des fleurs indigènes. Haut les cœurs !

 

Interpellations du groupe Ecolo-Groen :

 

1- Deux ans après la motion contre les violences faites aux femmes et pour la reconnaissance du féminicide

Jean-Michel Muhire interpelle sur les engagements que le Collège a pris, au travers d’une motion, en 2019 pour lutter contre les violences faites aux femmes.

L’Échevine de l’égalité des chances pointe du doigt le manque de personnel. Une personne devrait toutefois être engagée en 2022, nous dit-on. Les  activités principales du service sont axées sur la sensibilisation des employés et des habitants de la commune. Un plan d’action local avait été élaboré en 2016, mais reste en suspens vu le manque de personnel. Un plan de lutte contre les violences faites aux femmes est en cours d’élaboration autour de trois axes : sensibilisation, formation, plaidoyer.

Une certaine bonne volonté est montrée dans cette réponse : budget genré, volonté de lutte contre la prostitution, contre le mariage forcé et le harcèlement de rue, mise en place de sas de décompression pour les familles (enfants), travail au niveau de la plateforme communale de lutte contre les violences conjugales (incluant notamment la maison des femmes rue verte, le centre de planning familial, la maison des familles et le CPAS), formation de la zone de police aux enjeux du harcèlement de rue, campagne “Touche pas à ma pote”. Mais la réponse manque d’éléments concrets : statistiques, plan d’action, demande du Collège au collège de police concernant l’élaboration d’un plan d’application de la convention d’Istanbul, plan d’engagement du personnel à long terme.

Un suivi est donc requis que nous assurerons.

 

2- Beloftes na burgerontmoeting 08.11.2021 over problemen in de Verbiststraat – Problèmes rue Verbist, rencontre citoyenne et promesses

Frederic Roekens fait suite à son interpellation au conseil de septembre et à la réunion citoyenne du 8 novembre et demande qu’il nous soit présenté un résumé des mesures prises pour lutter contre les problèmes dénoncés de trafic de drogue rue Verbist. Le Bourgmestre nous parle du plan caméras et des efforts de la police et du service prévention. Il ne souhaite pas donner suite à une demande de riverains d’interdire les rassemblements de nuit et ceci en concertation avec la zone de police. Concrètement, le Collège étudie le déplacement de la caméra rue Verbist pour éviter la zone aveugle où se regroupent les dealers avec un effet très négatif sur la qualité de vie des riverains rue De Liedekerke.

Nous ne pouvons qu’espérer que ces mesures seront effectivement mises en œuvre et que la rue de la Prairie fasse l’objet de la même attention.

 

3- Dood en leven van de Leuvensesteenweg – Vie et mort de la Chaussée de Louvain

Frederic Roekens demande un résumé des différents projets urbanistiques dans l’îlot Scailquin, demande que soit clarifié le projet de la commune pour l’identité commerciale de la Chaussée de Louvain et interpelle sur les mesures à mettre en place en matière de formation et d’emploi dans le cadre de cette politique commerciale. Le Bourgmestre donne un aperçu des différents projets, mais n’a à ce stade, pas d’informations à communiquer sur le type de commerces qui pourraient s’y installer. Un entretien est prévu entre la Région bruxelloise et le Bourgmestre. D’éventuels problèmes de voisinage entre les activités au Mirano et la future maison des cultures et les nouveaux logements prévus chaussée de Louvain sont évoqués.

On ne distingue pas bien dans ces éléments quelle est la part active que souhaite jouer la commune pour rendre ce quartier à nouveau attractif.

 

4- Verdurisons le béton des écoles

Malika Mhadi s’étonne de l’absence de participation des écoles tennoodoises à l’appel à projets de la Région bruxelloise visant à verduriser les cours d’écoles dans un but de lutte contre les îlots de chaleur urbain, de perméabilisation des sols (permettant de lutter contre les inondations) et de favorisation de la faune locale (abeille et autres pollinisateurs tellement essentiels à la survie de l’humanité). Cet appel à projets visait particulièrement les écoles en zone densément peuplées et bâties, ce qui est particulièrement le cas des écoles de Saint-Josse.

Le Collège nous répond ne pas avoir eu connaissance de cet appel à projets et dès lors ne pas l’avoir communiqué aux écoles. Le Collège par ailleurs ne semble pas bien percevoir les enjeux : la verdurisation leur apparaissant comme un enjeu de décoration sans aucune utilité pour l’humain.

Nous nous sommes abstenus de leur rappeler que nous étions engagés dans un processus d’extinction de masse des espèces et de changement climatique mettant en danger la survie des êtres humains, nous étions trop effarés par leurs réponses !

 

5- Ça klaxonne et ça bouchonne dans le quartier nord

Pascal Lemaire s’inquiète des importantes nuisances causées par une mauvaise organisation du trafic automobile à l’entrée de la rue de Brabant et de leurs conséquences pour les habitants, notamment en termes de pollution sonore. Le Collège répond qu’il n’entend rien changer avant d’avoir mis en place ses plans et avoir évalué leur efficacité.

En attendant, les habitants peuvent continuer à souffrir de ces désagréments.

 

6- Journée internationale des toilettes : à Saint-Josse, un besoin pressant de toilettes publiques !

Pauline Warnotte interpelle le Collège sur le manque criant de toilettes dans l’espace public qui touche en particulier les publics les plus fragilisés, une situation encore exacerbée par la pandémie de COVID-19. Elle demande que des toilettes publiques gratuites (pour hommes et femmes) et des fontaines à eau soient mises à disposition à Saint-Josse, notamment grâce à un partenariat avec les commerçants comme le fait la commune de Bruxelles.

Un refus net de la majorité. Les seules toilettes publiques disponibles sont donc dans le jardin des familles ou dans différents bâtiments communaux, mais qui ne sont accessibles que pendant leurs heures d’ouverture.

 

7- Hiver : Où trouver de la chaleur – et de la chaleur humaine ?

Pauline Warnotte interpelle le Collège sur la maison des sans-abris ouverte en septembre 2020 et demande ce qu’il en est de son extension annoncée. Elle demande également la mise à disposition d’un local pour que les habitants dans le besoin puissent venir se réchauffer et les mesures pour les aider à faire face à la hausse du prix de l’énergie.

Malheureusement, l’extension de la maison d’accueil des sans-abris n’aura pas lieu. 12 lits sont disponibles et ils ont accueilli au total 18 hommes depuis le 1er septembre 2020. Aucun local de chauffe ne sera mis à disposition des habitants “faute d’espace disponible”, ce que nous regrettons. Les personnes ayant des difficultés pour payer leurs factures d’énergie peuvent quant à elles s’adresser au CPAS.

 

8- Annonce du Collège de rembourser une partie du prix des tests antigéniques rapides en pharmacie

Frédéric Roekens demande des clarifications sur cette annonce du Collège. Quelles pharmacies concernées ? Pour quel public ? Combien de fois pour chacun ? Quel impact sur la vaccination ?

Peu ou pas de réponse : une seule pharmacie semble concernée. Les modalités précises ne semblent pas envisagées.

 

Le Conseil communal passe en revue les points suivants 

1- Pensions du personnel communal et du CPAS

Suite aux décisions de revalorisation des salaires des membres du personnel communal par étapes jusqu’en 2024 au niveau du fédéral et de la Région bruxelloise, des subsides de la Région sont octroyés pour couvrir un gros tiers des coûts complémentaires de ces frais de pension des agents statutaires de la commune et du CPAS. Par ailleurs, un régime de pension complémentaire est établi pour les membres du personnel contractuels.

Pascal Lemaire intervient pour se féliciter de la revalorisation des salaires et des pensions du personnel communal. Il demande que des clauses vertes soient prise en compte lors de la rédaction des marchés publics pour le régime de pension.

Le Collège s’engage à revenir vers nous à ce sujet..

 

2- Règlement relatif au télétravail du personnel communal

Un règlement relatif au télétravail du personnel communal “en temps normal” est présenté au vote du conseil communal. Ce règlement a été négocié et approuvé avec les syndicats.

Le groupe Ecolo-Groen soutient.

 

3- Comptes 2020

 

a- Ateliers Mommen

Pas de commentaires en conseil. Le groupe Ecolo-Groen a fait part,  en conseil d’administration, de ses regrets au sujet de la vision purement immobilière de la gestion des Ateliers Mommen au détriment de l’aspect artistique.

 

b- CPAS

Le CPAS en 2020 a été confronté à la crise COVID. Son résultat est négatif, mais de manière limitée (mali de 240.000 EUR), reflétant d’une part les pertes financières dans les recettes (maison de retraite et polyclinique) et d’autre part la diminution des dépenses de fonctionnement mais également l’octroi important de subsides régionaux.

Charlotte Velge intervient pour demander si, pour contrer les baisses de recettes à la maison de retraite et polyclinique, il est envisagé de travailler sur leur attractivité par la voie de communication ? Le Président du CPAS nous indique que des brochures sont en cours de publication et seront distribuées dans la Région bruxelloise.

Elle demande également si une politique de recrutement actif d’employeurs cherchant des travailleurs et travailleuses sortant du chômage (article 60) est envisagée. Le Président du CPAS nous répond que les employeurs actifs avant la crise seront recontactés et la collaboration relancée si possible.

Elle intervient enfin pour constater que le budget du CPAS est plombé par des créances aléatoires qui correspondent principalement à des sommes dues en subsides par la commune.   Le Président du CPAS nous répond que ces sommes ont été régularisées par la commune en 2021 et que le Bourgmestre s’est engagé à ne plus creuser ce poste à l’avenir.

Pascal Lemaire intervient pour insister sur la nécessité d’informer la population de l’existence de la polyclinique, moyen essentiel de la santé de première ligne.

c- Commune

Frederic Roekens remercie l’administration pour son travail de collection de ces comptes.

Il intervient pour noter que les finances communales sont rouge écarlate : 10.000.000€ de déficit en 2020. 10.000.000 d’euros, c’est un déficit de près de 275 euros par habitant que la majorité a ainsi creusé.

Malheureusement, contrairement aux allégations du Bourgmestre, le COVID n’explique pas tout.

D’après les données remises au groupe, 5 millions sont imputables à la crise COVID depuis ses débuts. 3,2 millions en 2020.

Pire encore, le bas de laine communal, qui était de près de 11.000.000 d’euros en 2018 présente désormais un solde négatif de 3.000.000 d’euros : 14 millions se sont donc évaporés en 3 ans.

Hors dépenses liées à la crise COVID que le groupe Ecolo-Groen a soutenu avec vigueur et continuera à soutenir, le groupe Ecolo-Groen dénonce depuis longtemps les dépenses inutiles ou somptuaires, les dossiers mal pensés qui coûtent nettement plus chers à l’arrivée que prévus…

Le groupe Ecolo-Groen demande donc instamment à la majorité de se ressaisir et de veiller à une gestion plus saine de ses finances. La politique communale doit être recentrée autour de priorités au bénéfice du citoyen : lutte contre les effets sociaux et économiques de la crise COVID, lutte contre le réchauffement climatique, jeunesse, qualité de vie…  Les achats publics pour leur part doivent être repensés pour éviter les dépassements de budget phénoménaux comme on en voit dans plusieurs dossiers :  construction de la Maison des cultures (x 4, 13.000.000 EUR et ce n’est pas fini), rénovation du lycée G. Cudell (x 2, 2.000.000 d’euros et ce n’est pas fini)…

 

d- Fabrique d’Église Ste-Marie

Les comptes de la Fabrique d’Eglise Ste-Marie sont en boni.

 

4- Budget 2022 et modification du budget 2021 du CPAS

Pour 2022, un budget de 12.536.855,38 d’euros de dotation communale est prévu.

Charlotte Velge intervient pour se réjouir de ce budget en dotation communale qui représente enfin une dotation digne. En 2018, la dotation communale avait été réduite à 6 millions d’euros, ce qui était terriblement bas par rapport aux besoins des habitants de la commune. Ce montant de 12 millions d’euros permet enfin d’envisager une vraie politique sociale, certainement en cette période de crise sociale.

Par ailleurs, une modification du budget 2021 est requise pour couvrir les coûts de pension (voir point 1).

 

5- Taxes communales – Impôt des personnes physiques et Précompte immobilier

Frederic Roekens intervient pour indiquer que, comme lors des années précédentes, l’administration propose avec un raisonnement intéressant et des arguments convaincants, une légère diminution de l’impôt des personnes physiques et une augmentation du précompte immobilier, mais que l’administration n’est pas suivie par le Collège.

Il demande pourquoi ces recommandations ne sont pas suivies alors qu’elles permettraient d’alléger la charge pour les habitants et seraient de nature à répondre aux difficultés financières de la commune.

Le Collège nous répond que ce changement de fiscalité doit encore être discuté avec la Région bruxelloise, mais qu’il souhaite avancer dans ce dossier.

Il est plus que temps ! Au moins 3 ans qu’on nous dit la même chose.

 

6- Eco-chèques pour le personnel enseignant

 

La Fédération Wallonie-Bruxelles apporte une prime pour le personnel des crèches sous la forme d’éco-chèques. Nous saluons.

 

7- Accueil Temps Libre

a- Prise en charge des coûts du tutorat de l’ULB par la commune

La commune propose d’assumer la charge du coût du tutorat et rendre celui-ci gratuit pour les parents.

Pauline Warnotte se réjouit de cette avancée, d’autant plus qu’elle faisait partie de nos demandes depuis 2016.

 

b- État des lieux et analyse des besoins des enfants de 2½ à 12 ans et adoption du plan d’action

Élodie Cornez se réjouit du processus collaboratif mené pour cet état des lieux et le développement du plan. Elle appelle l’attention des autorités communales sur les points suivants :

  • amener l’information au plus près des parents, par la voie du canal scolaire et même un courrier à l’intention des familles dont les enfants ne sont pas scolarisés à St-Josse,
  • travailler à l’automatisation des aides financières, car pour les parents, l’administratif peut être lourd et la barrière de la langue n’aide pas,
  • veiller à la formation des accompagnants avec une approche axée sur l’éducation active qui privilégie la bienveillance, l’écoute et l’attention aux besoins des enfants,
  • veiller à l’ouverture des espaces extérieurs aux enfants et les verduriser.

 

8- Relations internationales

a- Support à la commune de Selembao (République Démocratique du Congo)

Un subside de 10.000 euros à la Commune de Selembao est accordé dans le cadre d’une rénovation de la maison communale.

b- Partenariat avec Tanger (Maroc)

Un protocole d’accord avec la ville de Tanger est proposé au vote du Conseil.

Pauline Warnotte regrette que ces partenariats ne soient pas plus visibles pour le grand public, car ils s’inscrivent dans le devoir de solidarité entre tous et toutes. Elle appelle à ce que les plans d’action mettant en œuvre les différents partenariats internationaux soient présentés au conseil. La présentation de ces rapports permettrait en effet aux conseillers et à la population de s’approprier cette solidarité internationale bien nécessaire.

 

9- Subsides de la Région aux clubs sportifs

La Région bruxelloise octroie des subsides pour les clubs sportifs par la voie de la commune pour un montant global de 70.000 euros pour 23 clubs.

 

10- Subsides communaux

 

a- Comités de quartier

Au vu des demandes limitées de comités de quartier pour des subsides annuels (seule une association le demande), Frederic Roekens appelle la commune à réfléchir à des modes de soutien plus dynamiques des habitants qui souhaiteraient organiser des événements plutôt que des subsides annuels.

Le Collège nous répond que c’est en partie le cas, des soutiens en matériel pouvant être demandés pour des fêtes de rue. Pas de réflexion plus aboutie toutefois.

b- École de devoirs

Un subside de 7.000 euros est accordé à une école de devoirs, Success, organisée par des jeunes pour des jeunes.  Au vu du manque de places dans les écoles de devoirs, c’est bienvenu.

c- Culture

Trois subsides sont accordés aux associations néerlandophones comme suit :

  • 300 EUR pour Femma vzw
  • 300 EUR à Russischhuis.be vzw.
  • 6.500 EUR pour le Centre communautaire Ten Noey

 

11- Achats publics

Élodie Cornez s’étonne du coût d’un achat de sacs-poubelle pour les services communaux pour 120.000 euros pour 4 ans. Au vu du coût, elle encourage à ce que la partie zéro déchet du plan climat soit appliquée aux services communaux.

Elle se réjouit d’un marché d’entretien, maintenance et réparation des chaudières et chauffage individuel pour les logements communaux. Sachant les difficultés rencontrées cet été par certains habitants, c’est une bonne chose.

Elle demande également des clarifications sur des travaux à mener dans la salle de sport Mandela. “Des vrais travaux, pas de la déco”, nous répond-on…

Élodie Cornez s’inquiète d’un marché de réservation de nuitées en chambres d’hôtel pour 4 ans pour un montant de 130.000 euros. Cela semble en effet beaucoup, car à 100 euros la nuit, cela fait plus de 1000 nuits, tous les soirs pendant 3 ans… Le Bourgmestre s’engage à revoir ce dossier pour réduire considérablement le montant prévu.

Elle s’étonne de l’achat de nouvelles balconnières, jardinières et vasques pour le fleurissement des rues. Même si l’on peut entendre que cela apprécié par certains, la commune est déjà largement remplie de ces balconnières. Est-ce bien nécessaire d’en acquérir de nouvelles ? Pour un tel montant alors que nous sommes en période de disette budgétaire ? Élodie Cornez rejointe par Pauline Warnotte, demande à ce que ces balconnières soient au moins fleuries de plantes indigènes adaptées à la biodiversité de nos régions. Le Collège nous répond qu’il verra avec l’administration. Petite victoire, mais réjouissons-nous !

Enfin, elle se réjouit au nom du groupe de la rénovation et aménagement du jardin de la nature et de la biodiversité (Jardin de l’Abondance). Si vous ne le connaissez pas, allez voir, ça vaut le coup d’œil.

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